RELATIONS EDUCATEUR – ELEVES
(Orateur : Pasteur Ernest BELOUM)
 

 

 


I/ Une certaine relecture des notions d’éduquer et d’enseigner
Ces deux notions se complètent mais ne se confondent pas. Tandis qu’on enseigne
ce qu’on connaît, on éduque à partir de ce qu’on est soi-même. L’Enseignant étant en même temps un Educateur, il tiendra compte de l’importance du milieu pour le plein épanouissement de l’élève. La vie à l’école (ou au collège) devrait être une sorte de prolongement de la vie familiale.
Ceci était jadis favorisé par la stabilité et l’harmonie au sein des familles ainsi que les régimes de pension et d’internat qui existaient alors.
II/ Les élèves attendent des Educateurs de véritables pères !
A/ Parce que, de plus en plus de nombreux élèves sont effectivement sans pères…
ou mères ! Confères Emergence d’un phénomène nouveau, jusque là inconnu dans de nombreuses sociétés africaines les familles monoparentales avec leur cortège de difficultés. Un pourcentage très élevé des échecs scolaires n’est pas du à la seule carence des élèves.
B/ D’autres élèves ont bien leurs parents… mais ceux-ci sont irresponsables !
Cf saynète jouée à la cérémonie de clôture de l’année scolaire à J.P.C, où les mettent en exergue les comportements de certains parents démissionnaires !
III/ Les élèves attendent aussi de leurs éducateurs, des héros, des modèles à suivre, à imiter.
" Les pains " dont parle le regretté Pasteur Martin Luther King sont de plus en plus rares !
A savoir l’espérance, l’amour et un but dans la vie ! L’éducateur peut contribuer à inculquer ces vérités dans l’esprit de ses élèves… si lui - même en possède ! On ne peut pas donner ce qu’on ne possède pas soi-même.
IV/ En retour, quelle devrait être l’attitude d’un bon éducateur à l’égard de ses élèves ?
Celle d’un père à l’égard de ses enfants !
Deux traits de caractères ont toujours marqué les "maîtres " ou "professeurs "
ayant contribuer à la formation des élites de leur pays.
1°/ Ceux-ci aimaient et leur métier et leur élèves ! Cf. Beaucoup parmi vous ont des enfants ! Malgré leurs caprices, vous les aimez quand même. L’école où la classe est une véritable convergence de tous les caractères ! De tous les comportements ! Sans amour pour les élèves, la voie de l’enseignement deviendrait ni plus ni moins qu’un pénible gagne-pain sans joie ni enthousiasme.
2°/ Deuxième trait de caractère d’un bon éducateur. Il sait maintenir l’ordre ! La discipline ! Oser discipliner ", tel est le titre du livre du Docteur James Dolson. Cf. Quel souvenir nos parents gardent de leurs scolarisations ? Sans vouloir revenir à l’époque " des bastonnades à mort ", une attitude de fermeté est quand même attendue d’un bon éducateur. La fermeté et l’exigence du respect de la discipline devraient imprégner les relations entre Educateurs et Elèves. Quoi qu’en disent certains pédagogues !
Conclusion
" Qui est suffisant pour ces choses " ! S’est exclamé l’apôtre Paul (2 Corint 2 : 16)
Lorsque le Pasteur YANOGO entrera plus en détails pour parler de "L’intégrité de l’Educateur ", peut-être quelques-uns pousseront le même soupir que cet homme de Dieu ! Alors, faites comme lui ! Appelez le Seigneur au secours et dépendez de lui dans toutes vos activités ; surtout dans vos contacts avec vos élèves. Ce faisant, non seulement vous les pousserez littéralement vers le succès scolaire, mais aussi et surtout, vous leur montrerez le chemin du Ciel. Vous conduirez (dans l’immédiat, ou à plus longue échéance), un ou plusieurs élèves vers le Seigneur ! Ce qui est de plus important que l’obtention d’un diplôme, fut – il plus élevé. " Que servirait-il à un Homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? (Matth. 16 : 26)
SOUS THEME 2 EDUCATEUR – EDUCATEURS
(De la valeur de la communion fraternelle)
I/ La communion fraternelle : Fondements et exigences
Avant propos. En dehors de la croix, de la réconciliation avec Dieu par Christ, la communion fraternelle est impossible ! Inimaginable même ! A cause de la chute et de ses conséquences ! (Gen 3) l’Homme est devenu un véritable loup pour son prochain. La lecture de certaines fables de la Fontaine ou de maximes de la Rochefoucauld, ou de quelques portraits de la Bruyère sont édifiantes à ce sujet ! Mais gloire à Dieu ! Pour ceux qui ont fait la paix avec Dieu en acceptant Christ comme leur Sauveur, la communication fraternelle devient une vivante, (Act 2 : 42 – 44)
Ainsi le fondement incontournable d’une communication fraternelle sincère reste la communion établie ou rétablie avec Dieu d’abord, ensuite avec son prochain.
A/ Les exigences de la communion fraternelle.
1°/ En toutes choses, petites ou grandes, mettre le Seigneur à la première place. (Matth 6 : 33 et 18 : 2O)
2°/ Vouloir l’épanouissement e le rayonnement de la communauté, en l’occurrence,
l’Etablissement où l’on se trouve.
3°/ Penser positivement et dire toujours du bien de son prochain (en sa présence comme en son absence). Cf. Les ravages de la langue, qualifiés de "véritable venin " par Jacques (Jac 3 : 1 – 12)
4°/ Exécuter avec minutie et promptitude la tâche confiée, si minime soit-elle.
5°/ Se réjouir sincèrement avec ceux qui se réjouissent, et compatir réellement avec ceux qui pleurent.
6°/ Savoir apprécier, et dire merci. (A Dieu, mais aussi à son prochain lorsqu’il a bien agit)
B/ Malheureusement, la communion fraternelle a aussi ses ennemis
1°/ L’orgueil, la présomption sous toutes ses formes.
2°/ La jalousie
3°/ La dissimulation
4°/ La susceptibilité
5°/ L’amertume
6°/ Les critiques négatives
7°/ Les péchés cachés
II/ Les bienfaits de la communion fraternelle
A/ la communion fraternelle permet la gestion participative. Heureux le proviseur, ou le Directeur qui dirige un Etablissement au sein duquel est instaurée la gestion participative ! Il devient un simple coordonnateur ! Cf Collaboration et non compétion entre professeurs de la même classe, ou entre professeurs enseignant la même matière au sein de l’Etablissement, et quelle harmonie alors !
B/ La communion fraternelle instaure l’esprit de famille. Une des conditions indispensables pour des résultats satisfaisants dans un Etablissement consiste à faire régner l’esprit de famille au sein dudit Etablissement. Cf. Importance des repas pris ensemble. C’est l’occasion d’ouverture franche, spontanée ! Chacun apparaît au grand jour à son prochain !
Cf. L’esprit de famille permet aussi l’expression sincère de la compassion : pleurer avec ceux qui pleurent et rire avec ceux qui se réjouissent. Les circonstances de maladies ou de deuil par exemple donnent l’occasion de témoigner, de manifester notre compassion à l’égard de notre prochain. A l’opposé, les cérémonies de mariage, ou de la naissance
d’un enfant sont des opportunités pour témoigner, renforce la communion fraternelle. Cf Larmes du professeur SAMBOUE Jean Bernard à l’occasion d’une visite, alors qu’il était toujours hospitalisé au CHN de Ouagadougou.
C/ La communion fraternelle rend le témoignage crédible. Le Seigneur rappelle dans Matth 5 : 13/14, les marques du véritable chrétien : "du sel ", pour purifier, et "de la lumière pour éclairer. Ainsi, au sein d’un établissement où la communion fraternelle est une réalité quotidienne, les "faibles ", ou les "découragés " pourraient se ressaisir, et persévérer.
D/ Enfin, là où la communion fraternelle est effective, là aussi le Seigneur agit ! Et avec puissance ! (Act. 2 : 42 –44). En effet, il y a des bénédictions spéciales qui reposent sur les Etablissements scolaires où le nom du Seigneur est constamment invoqué (rencontres de prière, cours d’instruction religieuse, etc. Cf. Spectacle d’une réunion d’anciens élèves du Collège Protestant de Ouagadougou, toutes promotions confondues ! Cf. Quelle heureuse vieillesse pour le Pasteur DUPRET !
Conclusion
Dans un monde où les relations interpersonnelles sont de plus en plus difficiles, tendues, il est réjouissant et réconfortant de savoir qu’en Christ, des frères et sœurs peuvent vivre en parfaite communion, partageant leurs joies et leur peine ensemble !



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