I/ Une certaine relecture des notions d’éduquer et d’enseigner
Ces deux notions se complètent mais ne se confondent pas. Tandis
qu’on enseigne
ce qu’on connaît, on éduque à partir de ce
qu’on est soi-même. L’Enseignant étant en même
temps un Educateur, il tiendra compte de l’importance du milieu
pour le plein épanouissement de l’élève. La
vie à l’école (ou au collège) devrait être
une sorte de prolongement de la vie familiale.
Ceci était jadis favorisé par la stabilité et l’harmonie
au sein des familles ainsi que les régimes de pension et d’internat
qui existaient alors.
II/ Les élèves attendent des Educateurs de véritables
pères !
A/ Parce que, de plus en plus de nombreux élèves sont effectivement
sans pères…
ou mères ! Confères Emergence d’un phénomène
nouveau, jusque là inconnu dans de nombreuses sociétés
africaines les familles monoparentales avec leur cortège de difficultés.
Un pourcentage très élevé des échecs scolaires
n’est pas du à la seule carence des élèves.
B/ D’autres élèves ont bien leurs parents… mais
ceux-ci sont irresponsables !
Cf saynète jouée à la cérémonie de
clôture de l’année scolaire à J.P.C, où les
mettent en exergue les comportements de certains parents démissionnaires
!
III/ Les élèves attendent aussi de leurs éducateurs,
des héros, des modèles à suivre, à imiter.
"
Les pains " dont parle le regretté Pasteur Martin Luther
King sont de plus en plus rares !
A savoir l’espérance, l’amour et un but dans la vie
! L’éducateur peut contribuer à inculquer ces vérités
dans l’esprit de ses élèves… si lui - même
en possède ! On ne peut pas donner ce qu’on ne possède
pas soi-même.
IV/ En retour, quelle devrait être l’attitude d’un
bon éducateur à l’égard de ses élèves
?
Celle d’un père à l’égard de ses enfants
!
Deux traits de caractères ont toujours marqué les "maîtres " ou "professeurs "
ayant contribuer à la formation des élites de leur pays.
1°/ Ceux-ci aimaient et leur métier et leur élèves
! Cf. Beaucoup parmi vous ont des enfants ! Malgré leurs caprices,
vous les aimez quand même. L’école où la classe
est une véritable convergence de tous les caractères !
De tous les comportements ! Sans amour pour les élèves,
la voie de l’enseignement deviendrait ni plus ni moins qu’un
pénible gagne-pain sans joie ni enthousiasme.
2°/ Deuxième trait de caractère d’un bon éducateur.
Il sait maintenir l’ordre ! La discipline ! Oser discipliner ",
tel est le titre du livre du Docteur James Dolson. Cf. Quel souvenir
nos parents gardent de leurs scolarisations ? Sans vouloir revenir à l’époque " des
bastonnades à mort ", une attitude de fermeté est
quand même attendue d’un bon éducateur. La fermeté et
l’exigence du respect de la discipline devraient imprégner
les relations entre Educateurs et Elèves. Quoi qu’en disent
certains pédagogues !
Conclusion
"
Qui est suffisant pour ces choses " ! S’est exclamé l’apôtre
Paul (2 Corint 2 : 16)
Lorsque le Pasteur YANOGO entrera plus en détails pour parler
de "L’intégrité de l’Educateur ",
peut-être quelques-uns pousseront le même soupir que cet
homme de Dieu ! Alors, faites comme lui ! Appelez le Seigneur au secours
et dépendez de lui dans toutes vos activités ; surtout
dans vos contacts avec vos élèves. Ce faisant, non seulement
vous les pousserez littéralement vers le succès scolaire,
mais aussi et surtout, vous leur montrerez le chemin du Ciel. Vous conduirez
(dans l’immédiat, ou à plus longue échéance),
un ou plusieurs élèves vers le Seigneur ! Ce qui est de
plus important que l’obtention d’un diplôme, fut – il
plus élevé. " Que servirait-il à un Homme de
gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? (Matth. 16 :
26)
SOUS THEME 2 EDUCATEUR – EDUCATEURS
(De la valeur de la communion fraternelle)
I/ La communion fraternelle : Fondements et exigences
Avant propos. En dehors de la croix, de la réconciliation avec
Dieu par Christ, la communion fraternelle est impossible ! Inimaginable
même ! A cause de la chute et de ses conséquences ! (Gen
3) l’Homme est devenu un véritable loup pour son prochain.
La lecture de certaines fables de la Fontaine ou de maximes de la Rochefoucauld,
ou de quelques portraits de la Bruyère sont édifiantes à ce
sujet ! Mais gloire à Dieu ! Pour ceux qui ont fait la paix avec
Dieu en acceptant Christ comme leur Sauveur, la communication fraternelle
devient une vivante, (Act 2 : 42 – 44)
Ainsi le fondement incontournable d’une communication fraternelle
sincère reste la communion établie ou rétablie avec
Dieu d’abord, ensuite avec son prochain.
A/ Les exigences de la communion fraternelle.
1°/ En toutes choses, petites ou grandes, mettre le Seigneur à la
première place. (Matth 6 : 33 et 18 : 2O)
2°/ Vouloir l’épanouissement e le rayonnement de la
communauté, en l’occurrence,
l’Etablissement où l’on se trouve.
3°/ Penser positivement et dire toujours du bien de son prochain
(en sa présence comme en son absence). Cf. Les ravages de la langue,
qualifiés de "véritable venin " par Jacques (Jac
3 : 1 – 12)
4°/ Exécuter avec minutie et promptitude la tâche confiée,
si minime soit-elle.
5°/ Se réjouir sincèrement avec ceux qui se réjouissent,
et compatir réellement avec ceux qui pleurent.
6°/ Savoir apprécier, et dire merci. (A Dieu, mais aussi à son
prochain lorsqu’il a bien agit)
B/ Malheureusement, la communion fraternelle a aussi ses ennemis
1°/ L’orgueil, la présomption sous toutes ses formes.
2°/ La jalousie
3°/ La dissimulation
4°/ La susceptibilité
5°/ L’amertume
6°/ Les critiques négatives
7°/ Les péchés cachés
II/ Les bienfaits de la communion fraternelle
A/ la communion fraternelle permet la gestion participative. Heureux
le proviseur, ou le Directeur qui dirige un Etablissement au sein duquel
est instaurée la gestion participative ! Il devient un simple
coordonnateur ! Cf Collaboration et non compétion entre professeurs
de la même classe, ou entre professeurs enseignant la même
matière au sein de l’Etablissement, et quelle harmonie alors
!
B/ La communion fraternelle instaure l’esprit de famille. Une des
conditions indispensables pour des résultats satisfaisants dans
un Etablissement consiste à faire régner l’esprit
de famille au sein dudit Etablissement. Cf. Importance des repas pris
ensemble. C’est l’occasion d’ouverture franche, spontanée
! Chacun apparaît au grand jour à son prochain !
Cf. L’esprit de famille permet aussi l’expression sincère
de la compassion : pleurer avec ceux qui pleurent et rire avec ceux qui
se réjouissent. Les circonstances de maladies ou de deuil par
exemple donnent l’occasion de témoigner, de manifester notre
compassion à l’égard de notre prochain. A l’opposé,
les cérémonies de mariage, ou de la naissance
d’un enfant sont des opportunités pour témoigner,
renforce la communion fraternelle. Cf Larmes du professeur SAMBOUE Jean
Bernard à l’occasion d’une visite, alors qu’il était
toujours hospitalisé au CHN de Ouagadougou.
C/ La communion fraternelle rend le témoignage crédible.
Le Seigneur rappelle dans Matth 5 : 13/14, les marques du véritable
chrétien : "du sel ", pour purifier, et "de la
lumière pour éclairer. Ainsi, au sein d’un établissement
où la communion fraternelle est une réalité quotidienne,
les "faibles ", ou les "découragés " pourraient
se ressaisir, et persévérer.
D/ Enfin, là où la communion fraternelle est effective,
là aussi le Seigneur agit ! Et avec puissance ! (Act. 2 : 42 –44).
En effet, il y a des bénédictions spéciales qui
reposent sur les Etablissements scolaires où le nom du Seigneur
est constamment invoqué (rencontres de prière, cours d’instruction
religieuse, etc. Cf. Spectacle d’une réunion d’anciens élèves
du Collège Protestant de Ouagadougou, toutes promotions confondues
! Cf. Quelle heureuse vieillesse pour le Pasteur DUPRET !
Conclusion
Dans un monde où les relations interpersonnelles sont de plus
en plus difficiles, tendues, il est réjouissant et réconfortant
de savoir qu’en Christ, des frères et sœurs peuvent
vivre en parfaite communion, partageant leurs joies et leur peine ensemble
!

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